Objectiver avant de décider !

Les années se suivent et malheureusement, se ressemblent. De fait, en ce début d’année, nous ne pouvons que constater une stagnation de l’économie agricole de notre région, tous secteurs confondus. Face à ce constat, l’adoption de nouvelles contraintes de production paraît inopportune voire tout à fait inacceptable. La semaine prochaine, une délégation de la Fédération Wallonne de l’Agriculture sera reçue à sa demande par le Ministre Président et les Ministres wallons fonctionnels. 
Yvan Hayez


 A la veille des fêtes de fin d’année, le Ministre de l’Environnement a annoncé sa volonté de renforcer les contraintes de pulvérisation afin « d’assurer la protection des citoyens contre l’exposition aux pulvérisations de produits phytosanitaires ».
Outre sa vocation première qui est d’alimenter nos concitoyens, la profession est parfaitement consciente des attentes de la société en matière d’environnement et de santé publique.
Il y a moins d’un mois, le Ministre a commandé auprès de l’Institut Scientifique de service public (ISSEP) une étude visant à objectiver cette exposition et proposer des mesures de réduction du risque. Les résultats sont attendus pour fin 2018.

Toutefois, sans attendre les résultats, le Ministre entend prendre de nouvelles mesures obligatoires dès juin 2018 :
- Sur tout le territoire wallon, la personne appliquant les produits phytopharmaceutiques devrait utiliser au minimum des buses qui limitent la dérive de 50%
- Sur tout le territoire wallon, il serait interdit de pulvériser lorsque la vitesse du vent est supérieure à 15km/h 
- Il serait interdit de pulvériser en bordure de toute parcelle, sur une largeur de 6 mètres sur les parties qui jouxtent une parcelle d’habitation ou fréquentée par le public. 
- Sur les parcelles situées à moins de 50 mètres d’un lieu d’habitation ou fréquenté par le public, il serait interdit de pulvériser entre 8h et 16h.
 
Pour la FWA, ces propositions ne sont pas acceptables !
- elles mettent la charge d’une préoccupation sociétale uniquement sur le secteur agricole
- elles sont non fondées au niveau scientifique,
- elles sont ingérables au niveau pratique,
- elles sont inefficaces au niveau de la limitation du risque
 
De plus, la FWA rappelle que de telles mesures ne manqueraient pas d’avoir un impact grave sur le revenu de l’agriculteur, et ce sans qu’une compensation ne soit prévue.
La FWA considère également qu’alors que l’on veut promouvoir nos productions locales, ces mesures vont soumettre nos producteurs à des contraintes de production qui, de facto, risquent de les disqualifier sur le plan économique face à la concurrence des produits importés qui ne sont pas soumis à ces mêmes contraintes. De telles mesures ne pourraient qu’encore grever la compétitivité de nos exploitations, déjà mise à mal sur les marchés mondiaux et même européens.
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Sur base de l’évaluation de nos services, en fonction de la densité d’habitat et des zones fréquentées par le public (variable d’une exploitation à l’autre), la seule mesure d’interdiction de pulvérisation sur 6m pourrait impacter jusqu’à 5% de la surface des exploitations. La perte est même parfois plus importante pour des exploitations avec des petites parcelles dans des zones fortement urbanisées. Quel citoyen accepterait de se voir retirer une telle part de ses ressources ? A ce sujet, comme vous pouvez le lire dans l’encadré ci-dessous, la FWA appelle ses membres à évaluer l’impact que ces mesures auraient sur leurs exploitations respectives. Tous les éléments que vous pourrez nous communiquer nous permettront de renforcer nos revendications.
 
Lors de sa rencontre avec le Gouvernement wallon, la FWA réaffirmera ses revendications pour la viabilité de notre secteur. Pour la FWA, il ne peut être question d’adopter cet arrêté du Gouvernement wallon sans attendre les résultats de l’étude commandée auprès de l’ISSEP. 
Compte tenu des impacts multiples de ce dossier, la FWA exigera aussi que l’étude du dossier  soit pluridisciplinaire, et qu’elle intègre, outre les aspects environnementaux et sanitaires, les aspects économiques et sociaux.
 
Notre organisation sera très ferme sur ce dossier et ne pourra se laisser mener dans un agenda qui n’est pas le sien. Lors nos échanges avec le Ministre Président, nous l’avons d’ores et déjà informé que, en l’absence d’une issue recevable, la FWA se réserve tous les modes d’actions qu’elle jugera opportuns.      
 

Soutenez Benoît…et tous les autres !

Cette semaine, nous avons été contactés par un jeune agriculteur de la commune de Braine-le-Comte qui a pour projet de s’installer dans le cadre d’une ferme familiale et d’y développer l’élevage de porcs. Malgré son caractère durable, familial, respectueux du cadre villageois et de l’environnement, ce projet fait l’objet d’une violente opposition de la part d’un collectif de militants qui n’entend pas laisser l’agriculteur le mener à bien.
Parce qu’il s’agit d’un beau projet et parce qu’il est exemplatif de l’ambiance qui règne, dans le milieu rural, face à tout nouveau développement d’une activité agricole, la FWA a décidé de réagir et d’interpeler les médias via un communiqué qui a mené à de nombreux contacts positifs avec l’agriculteur.

Anne Pétré

La famille Pattyn exploite une ferme familiale située au cœur de Braine-le-Comte. Le projet du fils, Benoît, est la suite logique d’un élevage existant qui engraisse déjà la moitié des porcelets naissant sur place et qui cherche à engraisser l’autre moitié qui est actuellement vendue à l’extérieur. Benoît (29 ans) projette, à terme, de créer une boucherie à la ferme avec sa compagne, ce qui permettra de vendre une partie de la production de l’exploitation en circuit court. Son projet est réfléchi, concerté avec les administrations de la RW. Tout est mis en oeuvre pour assurer l’intégration de la ferme dans l’environnement de sa commune, dans l’économie régionale, dans le plus grand respect de ses concitoyens et des normes en vigueur.

La porcherie devrait être construire à l’extérieur du village de Ronquières où la famille dispose d’un terrain idéalement situé, à bonne distance du centre du village et de ses habitations. Pour s’assurer de la parfaite intégration de son projet dans le contexte villageois, Benoît Pattyn a fait réaliser une étude préalable qui confirme que sa porcherie ne causera aucune nuisance olfactive (pour rappel, il ne s’agit en rien d’une obligation). Une très grande partie des effluents de l’élevage pourra être utilisée comme engrais naturels directement sur les terres de l’exploitation, qui servent notamment à produire des aliments pour les animaux de l’élevage des Pattyn. Le solde sera exporté via contrat d’épandage.
Bref, un beau projet, à caractère familial, avec une volonté de fonctionner en circuit court et en économie circulaire. A priori, difficile de faire mieux…
Le jeune éleveur a pourtant vu se lever, à peine l’enquête publique lancée, une vague d’opposition très virulente de la part d’un collectif composé d’habitants du village et de communes voisines, de militants de la cause animale, qui souhaitent l’empêcher de mener son projet à bien. Leurs arguments sont essentiellement axés sur des questions d’environnement et de bien-être animal.
Des critiques qui nous semblent purement idéologiques. La ferme respecte scrupuleusement la législation européenne et belge en matière de bien-être animal, qui est pour rappel la plus stricte de la planète.
Si nous pouvons comprendre que le sujet intéresse voire préoccupe les riverains, il est difficilement acceptable que le projet soit rejeté d’emblée avant même que l’agriculteur ait pu l’expliquer.
Le projet dont il s’agit ici remplit tous les critères de la durabilité : il est familial, réfléchi, respectueux de l’environnement, du bien-être animal. Il est aussi créateur d’emploi.
Benoît Pattyn, qui souhaite pouvoir apporter à ses concitoyens toutes les réponses aux questions qu’ils se posent, a créé un site internet où son projet est expliqué soigneusement (www.je-soutiens-benoit.be). Nous vous invitons à y faire une visite et à signer la motion de soutien qui y est disponible.
A travers cet exemple, c’est un problème plus général que nous avons voulu relever. Un phénomène Nimby très répandu en Wallonie, qui pousse la population à s’opposer à tout projet de développement d’une activité économique qui ne correspond pas à l’idée qu’elle se fait de la vie à la campagne.
La FWA souhaite rappeler que les zones rurales sont aussi des lieux où l’on doit développer et maintenir un tissu économique créateur d’emplois, et que l’agriculture durable et familiale typique de notre région est l’une des activités qui peuvent y participer.
Le secteur porcin est très peu développé et déficitaire en Wallonie. Parmi les exploitations porcines wallonnes, une petite centaine d’éleveurs seulement assurent toutes les étapes de l’élevage ; de la naissance des porcelets jusqu’à l’engraissement. Le projet de la famille Pattyn s’inscrit dans ce contexte. Il s’agît de ce qu’on appelle une ferme porcine en circuit fermé car on maitrise toutes les étapes de la production, et on recycle les effluents qu’elle engendre. Ce genre de ferme doit être soutenu en Wallonie, faute de quoi, nous n’aurons que des bâtiments qui engraissent des porcelets venus d’autres régions ou pays européens. Combien d’agriculteurs, face à la levée de bouclier de riverains qui s’opposent à tout développement agricole, n’ont-ils pas baissé les bras et renoncé à leur projet ? Trop ! Et nous ne pouvons l’accepter !
L’exemple de la ferme Pattyn permet de poser une question essentielle : quel modèle économique agricole, quel modèle d’agriculture, veut-on développer et soutenir en Wallonie ?
La FWA est fermement convaincue que c’est en soutenant des projets comme celui de la famille Pattyn que l’on pourra aider notre agriculture familiale à garder sa place et à exercer les multiples missions qu’elle assure en termes d’environnement, de bien-être animal, de santé publique… Des missions dont nous craignons qu’une agriculture plus industrielle et qui perdrait son caractère rural et familial, ne soit plus aussi soucieuse.
La FWA souhaite aussi qu’on ne fasse pas porter sur une famille, le poids d’un débat qui devrait être mené de façon plus large à l’échelle de toute notre région.

Pour un traitement objectif du dossier «phytosanitaires»!

 

La semaine dernière, l’évacuation d’une cours de récréation, située à proximité d’un champ où un agriculteur travaillait ses cultures, a fait grand bruit dans nos médias. Que faut-il penser de cette situation? Comment la FWA a-t-elle réagi dans ce dossier ?

Yvan Hayez

La semaine dernière, le travail d’un agriculteur qui appliquait un traitement phytosanitaire sur son champ a été mis en cause.
Cet agriculteur, contrôlé par l’AFSCA suite à la plainte de l’établissement, a respecté toutes les prescriptions légales et techniques liées à l’application des produits qu’il manipulait: pulvérisateur en ordre de contrôle, phytolicence en poche, produits agréés et correctement dosés, appliqués dans les conditions météorologiques adéquates, avec des buses anti-dérive ad hoc. Tout au plus peut-on lui reprocher d’avoir pulvérisé à une heure où les enfants étaient présents dans l’établissement…
Malgré tout, le rapport qu’il reçoit de l’AFSCA, dans un premier temps favorable, lui revient ensuite avec un avis négatif. Qu’un double rapport soit produit pour un même contrôle pose questions… Que les deux versions, basées sur les mêmes constats, soient radicalement différentes, voilà qui en pose encore davantage.

Les produits phytos ne sont pas des substances anodines, nous en sommes conscients.
Ils constituent un enjeu de santé publique, c’est un fait…
Mais il faut garder la tête froide et analyser la situation avec rigueur et objectivité. C’est le moins qu’on puisse attendre d’une agence chargée de contrôler la profession et de s’assurer que les normes en vigueur sont respectées.

L’enquête autour de cet événement va suivre son cours, et  la FWA est au côté de l’agriculteur membre qui est mis en cause. La FWA s’assurera que l’agriculteur est traité avec toute l’objectivité nécessaire dans une enquête de ce type. Car de l’émotion, dans ce dossier, il y en a. Loin de nous l’idée de balayer la question d’un revers de la main, car nous percevons et comprenons pleinement l’inquiétude de la population face à cette question, en particulier lorsque des enfants sont concernés. Toutefois, nous voulons remettre la raison au centre du débat.

Les agriculteurs utilisent des produits phytosanitaires dans leur pratique professionnelle courante. De moins en moins, comme le démontrent les chiffres de diminution drastique des doses utilisées depuis plus de 20 ans, mais oui, les agriculteurs utilisent des produits phytosanitaires. Ils leurs sont nécessaires: pour obtenir des rendements viables, c’est vrai, et c’est légitime. Pour présenter à leurs acheteurs des produits répondants aux cahiers des charges de plus en plus sévères, c’est un fait économique. Mais aussi pour protéger la population des mycotoxines, qui sont aussi un enjeu de santé publique qu’on a oublié, car les agriculteurs en préservent leurs concitoyens depuis des générations!
Les produits phytosanitaires sont au cœur du débat sur le lien santé-environnement, c’est indéniable. Sur cet aspect, des études sont en cours dans notre région. Nous l’approuvons: pour la population, comme pour l’agriculteur, il est essentiel de connaître les impacts réels des phytos. . Pour information, une étude française menée parAirparif (agence française de surveillance de la qualité de l’air)  montre que les niveaux de phytos présents dans l’air n’atteignent pas des niveaux mettant la santé de nos concitoyens en danger, et qu’ils sont aussi présents en ville qu’en zone rurale.

Ce que nous dénonçons, c’est que les études menées chez nous soient pilotées exclusivement par le Ministre de l’Environnement, qui n’a jamais caché son agenda en matière de phytosanitaires. Il n’en veut plus. Avant d’entamer quelque étude que ce soit, il le disait déjà: je veux une Wallonie «zéro phyto». A l’époque (en 2016), nous avons mené une réflexion ouverte en organisant une série de réunions rassemblant les filières autour de la table. Les éléments récoltés étaient éclairants: nos filières ne veulent pas ou ne peuvent pas proposer à l’agriculteur de lui acheter sa production zéro phyto en valorisant les surcoûts de production qu’elle implique.

Notre volonté de participer à une dynamique positive visant à réduire l’usage des phytos est pleine et entière. Mais elle est conditionnée à la prise en compte de l’ensemble des éléments qui influencent la problématique.
Où sont les débouchés qui permettront à l’agriculteur de gagner sa vie dans une agriculture sans phytos? Où sont les projets de recherche que nous réclamons à cors et à cris depuis des années, pour permettre de trouver des alternatives plus durables qui permettront à nos agriculteurs de poursuivre leur mission?
Où sont les études d’impacts objectives, qui prennent en compte la santé et l’environnement, certes, mais aussi la viabilité économique de nos exploitations?
A ces questions, peu voire pas de réponses!

C’est pour cette raison que nous avons une nouvelle fois interpellé le Gouvernement wallon dans son ensemble, via son Ministre Président Willy Borsus, pour lui demander de prendre position dans ce dossier phytos dans une optique de durabilité qui s’appuie réellement sur ses trois piliers, en n’oubliant pas l’autonomie alimentaire de notre région et l’économie de nos exploitations, presque toujours laissées en marge du débat.
Communiquer continuellement sur une réduction drastique des phytos, mais sans entrer dans une concertation avec le  secteur,  sans présenter l’ensemble des impacts d’une telle fuite en avant, ce n’est pas une façon responsable de faire de la politique.

La communication sans nuance menée par  le Ministre de l’Environnement depuis plusieurs années a créé un climat anxiogène et de nombreux témoignages nous reviennent au quotidien de l’agressivité exprimée par certains de nos concitoyens à l’égard des agriculteurs qui exercent leur métier en respectant les normes, et essaient de gagner leur vie en nourrissant la population, ce qui est leur vocation première.
La FWA continuera à dénoncer l’hypocrisie de ceux qui par calcul électoral tiennent des discours réducteurs, stigmatisant une catégorie de la profession (les mauvais agriculteurs utilisateurs de phyto) en faisant mine d’ignorer les multiples précautions déjà prises aujourd’hui. Le résultat sur notre secteur d’activité pourrait avoir comme conséquence  d’ouvrir grand les portes à d’autres bassins de production agricole bien moins respectueux que nos exploitations familiales des normes environnementales, sanitaires et sociales.
La FWA attend une réponse du Gouvernement wallon, qu’elle souhaite rencontrer afin de lui demander qu’il se positionne dans ce dossier de façon éclairée.
La FWA exige qu’on pratique, dans ce dossier comme dans les autres, le processus de concertation rapprochée avec le secteur, s’appuyant sur des études scientifiques probantes, plutôt que des effets d’annonces d’une multiplication de zones tampons impraticables.

 

ÉLEVAGE : STOP À L’ACHARNEMENT MÉDIATIQUE !

Ce mercredi matin, dans l’émission « C’est vous qui le dites » de Benjamin Maréchal (Vivacité), la viande bovine belge, et le Blanc Bleu Belge en particulier, a été une fois de plus honteusement attaquée et calomniée.

Les éleveurs de la Fédération Wallonne de l’Agriculture sont excédés par ce démolissage  systématique de leur travail dans les médias. Il nous semble urgent de rétablir les faits et d’exiger de nos médias qu’au minimum, ils cessent de diffuser et d’encourager la propagation d’informations erronées sur la façon dont les éleveurs wallons travaillent.

 

NON, LE BBB N’EST PAS PIQUÉ AUX HORMONES !

L’usage d’hormones dans l’élevage est strictement interdit et contrôlé depuis de longues années. Les chiffres de l’AFSCA montrent qu’AUCUN éleveur bovin n’a fait usage de ces substances prohibées depuis plusieurs années.

Continuer à prétendre, a fortiori quand on est journaliste et garant de la diffusion d’informations correctes et vérifiées, que nos animaux sont piqués aux hormones est tout simplement mensonger et diffamatoire. La FWA demande qu’on rétablisse les faits sur antenne, publiquement, dans les mêmes conditions, afin que les auditeurs de l’émission puissent, comme c’est leur droit, accéder à une information honnête et réaliste.

 

NON, LES ÉLEVEURS NE MALTRAITENT PAS LEURS ANIMAUX !

L’attention des éleveurs au bien-être animal est constante et fait partie intégrante de leur travail quotidien. Et NON, les éleveurs ne sont pas indifférents aux conditions d’abattage de leur bétail: pour rappel, ils ont été profondément choqués par les images de violence envers les animaux constatées dans certains abattoirs, ils ont réagi fermement et exigé que la lumière soit faite sur ces maltraitances.

 

NON, NOS ÉLEVAGES NE SONT PAS DES CATASTROPHES ENVIRONNEMENTALES !

Nos animaux sont élevés en plein air et de façon extensive. Cela signifie que l’éleveur doit disposer pour son bétail d’une surface suffisante pour qu’il puisse paître et se nourrir. A titre d’exemple, un éleveur doit disposer d’une surface qui lui permette de ne pas avoir plus de deux bovins par hectare.

Enfin, l’argument de la déforestation n’est pas valable chez nous: on ne déforeste pas en Wallonie !

Les bovins, chez nous, se nourrissent essentiellement d’herbe : pour un kilo de bœuf, on compte 25 kilos d’herbe et 2 kilos de complément (des pulpes de betterave, des céréales…issus le plus souvent de la production de l’exploitation elle-même).

Notre agriculture occupe près de 50% du territoire et produit 10% des gaz à effet de serre. Parmi ces 10%, l’élevage de ruminants est responsable de 6% des GES.

Pour rappel, le chauffage de nos domiciles est responsable de plus de 13% de ces GES, et nos transports plus de 14%.

Par ailleurs, ce chiffre de 6% ne prend pas en considération le fait que nos pâturages wallons, qui couvrent la moitié de notre surface agricole, sont des surfaces qui absorbent une quantité considérable de CO2. Sans élevage, qu’allons-nous faire de ces prairies, précieux pièges à carbone ? En matière de climat, notre agriculture, liée au sol, fait partie des solutions !

 NON, NOS ÉLEVAGES NE SONT PAS DE GRANDS CONSOMMATEURS D’EAU !

Un kilo de viande exige 15.000 litres d’eau, entend-t-on souvent.

Un bovin boit en moyenne une trentaine de litres d’eau par jour. Durant sa vie, il consommera environ 20.000 litres d’eau. Donc s’il donne 350 kilos de viande, chaque kilo de viande aura « coûté » au grand maximum 60 litres d’eau en consommation directe. En Wallonie, il pleut… nous n’irriguons pas nos pâtures, ni nos cultures fourragères.

Doit-on considérer que l’eau qui tombe sur nos prairies est consommée par l’élevage ?
Non ! L’eau de pluie percole dans nos sols, alimente les nappes phréatiques…

 NON, LES BELGES NE CONSOMMENT PAS TROP DE VIANDE DE BŒUF !

 

Un Belge consomme en moyenne 4.7 kilos de viande de bœuf par an, soit 90 grammes par semaine…

On est loin de dépasser les limites acceptables pour une alimentation équilibrée et saine ! Il faut savoir qu’un steak n’est pas plus gras que son équivalent en poulet, et nettement moins gras que son équivalent en tofu… De plus, la viande rouge contient une quantité significative d’éléments nutritifs essentiels dans une alimentation équilibrée (zinc, fer, sels minéraux…). Les plats préparés, par contre,  contiennent souvent beaucoup de sel, de sucre, de conservateurs, d’exhausteurs de goût… Il est donc bien plus sain de cuisiner un steak à la maison que d’acheter un plat tout fait !

 

De manière générale, la Fédération Wallonne de l’Agriculture dénonce l’acharnement médiatique dont l’élevage est l’objet, souvent sur base d’informations sans aucun rapport avec les réalités de notre élevage local.

La FWA réaffirme que nos éleveurs travaillent avec bon sens, dans le respect de l’environnement et du bien-être animal. L’élevage est un des piliers essentiels de notre économie agricole et du maintien de nos paysages. L’attaquer sans relâche, c’est mettre en péril notre agriculture familiale et le maintien des prairies qui jalonnent notre territoire.

Stop au marketing de la peur !

Jeudi dernier, les résultats  d’une étude menée par l’ONG française «Générations futures» au sujet de la présence de traces de glyphosate dans certains produits alimentaires ont largement été repris et commentés par les médias ainsi que par divers acteurs du secteur de l’environnement, dont le Ministre régional de l’Environnement Carlo Di Antonio.

La Fédération Wallonne de l’Agriculture réagit à son tour tant sur l’enquête que sur la manière dont ces résultats ont été interprétés et commentés.

Yvan Hayez- Anne Pétré

 

Tout d’abord, la FWA souhaite relever le fait qu’à l’exception de l’un des aliments testés, tous les niveaux de résidus signalés dans l’étude de «Générations futures» sont très largement inférieurs aux normes légales très strictes fixées en Europe, et en Belgique a fortiori. Aucun des aliments testés ne dépasse la Limite Maximale en Résidus (LMR). Cela signifie que le risque pour la santé du consommateur est inexistant. Ainsi, à titre d’illustration, pour qu’il y ait un risque pour la santé du consommateur, il faudrait consommer chaque jour plusieurs centaines de kilos de l’un des aliments testés pour ingérer une dose de glyphosate qui soit considérée comme nuisible pour l’organisme.

C’est ainsi qu’un enfant de 35kg devrait manger quotidiennement près de 263 kg de «Weetabix original» pour dépasser la dose journalière acceptable.

De son côté, le rapport annuel de l’AFSCA (données de 2015), montre que les résultats des analyses pratiquées en Belgique sont extrêmement différents des chiffres annoncés dans l’étude de «Générations futures». En effet, sur les milliers d’aliments testés par l’AFSCA, la recherche de quelque 600 molécules différentes dans notre alimentation donne des résultats plus que rassurants: 97.3% des productions végétales testées sont conformes, et sur les 2.7% de produits en dépassement de la norme, seuls 0.3% de ceux-ci peuvent poser un souci de santé et ont, en conséquence, été retirés du marché. Précisons au passage que l’étude de l’ONG française porte sur une quarantaine d’échantillons de produits seulement… On peut légitimement se demander sur quelle base ces produits ont été sélectionnés pour les tests.

La FWA s’interroge également sur l’origine des aliments testés par Générations futures.

Rappelons que dans de nombreuses régions du monde dont nous importons certaines productions (Etats Unis, Amérique du Sud, ..), le glyphosate est utilisé en combinaison avec des plantes résistantes à cet herbicide: des quantités importantes de glyphosate sont alors directement appliquées sur la culture.

Par contre, en Europe, le glyphosate n’est pas utilisé sur des cultures en place, mais uniquement entre les récoltes et les semis  pour gérer des mauvaises herbes. Le glyphosate est pour l’agriculteur belge un outil permettant de réduire l’usage d’autres produits phyto, de réduire le travail du sol et de mettre en œuvre une agriculture qui globalement sera encore plus respectueuse de notre environnement.

Pour conclure cette première partie, il nous semblait essentiel de remettre en contexte l’utilisation du glyphosate dans les différentes parties du monde.

Outre les considérations que nous venons de porter sur le fond, il est aussi des aspects de forme que nous ne pouvons accepter sans réagir.

De fait, nous regrettons fortement que d’aucuns surfent sur le marketing de la peur en faisant croire qu’une interdiction d’usage du glyphosate sur notre territoire, voire en Europe, est de nature à préserver nos consommateurs de toute ingestion de résidus de cette molécule.

Nous ne pouvons accepter les propos populistes du Ministre Di Antonio qui sur sa page facebook «Environnement Santé-Wallonie» publie et commente les résultats de l’ONG française en ces termes «Du glyphosate dans les céréales selon cette ONG .Et certains ne comprennent toujours pas le combat mené par la Wallonie pour interdire cette substance!»

Pour la Fédération Wallonne de l’Agriculture, le Ministre Di Antonio surfe (une nouvelle fois) sur une étude partisane et d’une validité scientifique discutable (cf échantillonnage) pour créer et alimenter des peurs chez nos concitoyens. Au passage, il stigmatise ceux qui ne le suivent pas aveuglément, témoignant d’un esprit plus critique.

Alors que le Ministre dispose d’études plus complètes et étayées sur le sujet (celles de l’AFSCA), mais qui sont de nature rassurante, il préfère s’appuyer sur des études menées par des structures partisanes pour justifier son approche populiste dans la gestion de ce dossier aux conséquences déterminantes pour notre secteur. Nous attendons d’un Ministre qu’il appuie ses convictions sur des bases scientifiques et objectives.

Précisons également que le timing de cette communication de «Générations futures» et l’écho y accordé par le Ministre ne sont probablement pas le fruit du hasard, un vote important du Parlement européen visant le renouvellement de l’agréation du glyphosate est attendu dans les prochaines semaines.

Quoi qu’il en soit, de leur côté, les agriculteurs ne souhaitent pas faire l’impasse d’une réflexion approfondie sur les questions d’alimentation, d’environnement et de santé publique. Ils souhaitent que des études objectives soient menées: des études pluridisciplinaires, qui prennent en compte l’ensemble des aspects de la question de l’utilisation des produits phytosanitaires en général et du glyphosate en particulier. Si demain, une nouvelle technique de désherbage total est mise sur le marché et qu’elle est efficace sanitairement, environnementalement, agronomiquement et économiquement, ils sont prêts à l’adopter.

Informer les consommateurs est essentiel. Pratiquer le marketing de la peur sur des questions aussi sensibles que la santé et l’alimentation relève de la démagogie et de l’irresponsabilité.

Fernelmont: au-delà de l’émotion

Depuis plusieurs années, le village de Fernelmont fait l’objet d’échos médiatiques réguliers liant des cas de cancers qui seraient anormalement élevés avec les activités de pulvérisation des agriculteurs de la région. Ce dossier a fait l’objet d’un nouveau rebondissement médiatique, et ce en pleine rentrée des classes. Echos et actions de la FWA.

 Yvan Hayez et Bernard Decock

 

Début septembre, à l’occasion de la rentrée des classes, les résultats partiels d’une nouvelle étude sur la présence de résidus de produits phytosanitaires ont été livrés sur la place publique. Cette étude a été menée d’initiative et sur compte propre par le professeur Bruno Schiffers,  de Gembloux AgroBioTech.

Les résultats encore partiels, nous insistons, ont mis en évidence la présence de 23 molécules phytosanitaires. L’un des objectifs de l’étude était bien sûr de détecter la présence des molécules, mais également de mesurer à termes l’efficacité d’une barrière végétale composée de miscanthus aux abords de l’école du village. Précisons que cette barrière naturelle a été implantée volontairement il y a quelques mois par l’agriculteur concerné, et qu’en conséquence, il s’agit de l’année « zéro » de l’étude.

La communication de ces résultats a suscité un certain écho médiatique et provoqué une compréhensible inquiétude de la population concernée. Les résultats de l’étude sont interpelants à plus d’un titre, et les liens à la santé publique méritent réflexion.

Le premier élément surprenant est lié à la communication: de fait, on peut s’étonner que l’on joue avec des peurs qui peuvent être légitimes chez nos concitoyens, en publiant des résultats parcellaires au moment très sensible de la rentrée des classes et que l’on stigmatise une fois de plus les agriculteurs. Des agriculteurs qui, alors qu’ils sont parties prenantes de l’installation du miscanthus,  n’ont pas été  avertis ou associés à la communication des premiers résultats.

Le deuxième élément surprenant réside dans les molécules identifiées par les capteurs placés le long de l’école. Le nombre de molécules étonne (23 produits différents) et, fait plus surprenant encore, l’identification de molécules qui n’ont pas été utilisées sur les parcelles contigües ou qui, pour certaines, ne sont plus utilisées depuis longtemps.

Dès qu’elle a pris connaissance de l’étude du professeur Schiffers, la Fédération Wallonne de l’Agriculture a pris diverses initiatives.

Nous avons tout d’abord informé nos responsables en interne de ce que nous savions via la presse de l’étude et de ses résultats, et avons préparé pour eux un argumentaire afin de les aider à communiquer sur la problématique en cas d’interpellation.

Nous avons demandé à rencontrer le professeur Schiffers afin qu’il nous apporte les compléments d’information nécessaires pour comprendre à la fois la portée de l’étude et ses objectifs, et pour qu’il précise les résultats déjà connus.

Le Professeur a rapidement accepté notre demande  et a confirmé que, à ce stade, et selon le protocole de l’étude, l’analyse des résultats ne permet pas de tirer de conclusions quant à l’impact de la présence des produits phytosanitaires identifiés sur la santé humaine. Il s’est également montré ouvert à une future collaboration avec la FWA.

Pour les aspects santé, nous rappelons qu’une autre étude qui traite spécifiquement de cet aspect est en cours par ailleurs. Cette deuxième étude vise à vérifier si le nombre de cancers qui touchent les habitants de Fernelmont est effectivement plus élevé qu’ailleurs dans la population.

Le bureau de la FWA a aussi adressé un courrier à l’adresse des Ministres de l’Agriculture, de l’Environnement, de la Santé et de l’Economie ainsi qu’au Ministre Président wallons. Dans ce courrier, nous sollicitons, si l’étude est poursuivie, qu’elle soit placée sous le patronage des 4 ministres compétents, en revendiquant que la FWA et les agriculteurs directement concernés soient associés au processus d’étude et qu’ils soient informés en toute transparence des futurs résultats qu’elle produira.

Les agriculteurs, comme le reste de la population, sont préoccupés par les aspects environnementaux et de santé publique de ce dossier.  Ils doivent néanmoins aussi se préoccuper de l’impact économique que pourraient provoquer sur leurs exploitations, les décisions qui découleraient de la suite de cette étude. C’est pour cette raison qu’ils souhaitent que celle-ci soit menée en tenant compte de l’ensemble de ces éléments, avec le soutien des Ministres en charge de ces divers piliers.

Par son intervention auprès des Ministres du gouvernement wallon, la FWA souhaite avant tout objectiver les choses et faire en sorte que, in fine, les décisions prises dans ce dossier le soient en toute sérénité.

Battice, en toute simplicité !

Le week-end dernier se tenait la Foire Agricole de Battice. Cette année, les organisateurs de cette sympathique foire avaient choisi pour thème «Les fruits et légumes oubliés». Compte-rendu.

Yvan Hayez

C’est sous une météo clémente que s’est tenue le week-end dernier la 28ème édition de la Foire agricole de Battice. Cette foire est la deuxième plus importante des foires agricoles de notre région et n’a cessé de s’étoffer ces dernières années. Lors de cette dernière édition, la Foire, qui s’étale sur 10 hectares et compte près de 200 exposants, a accueilli 22.500 visiteurs, soit 500 de plus que lors de l’édition précédente.

Agrémentée de respirations musicales offertes par l’Harmonie dirigée par François Hagelstein et qui compte 3 agriculteurs, la cérémonie protocolaire d’ouverture s’est déroulée sereinement  au travers d’une suite d’interventions. Il revint en premier lieu à Didier Gustin, Président de la Foire, d’accueillir les autorités présentes et d’introduire les raisons du choix de la thématique 2017.

Se sont successivement présentés à la tribune Marc Drouguet, agriculteur et membre de la FWA, récemment nommé Bourgmestre de la Ville de Herve. Nous ne pouvons que nous réjouir d’avoir un agriculteur comme premier citoyen d’une ville telle que Herve. C’est le député provincial à l’Agriculture, André Denis, qui a ensuite pris la parole pour rappeler les différentes actions menées en faveur de l’agriculture au niveau de la Province de Liège.

Vint ensuite Olivier Vanwarbeck, porte-parole des Organisations agricoles du Plateau herbager, qui lors de son intervention a rappelé l’importance de la communication et de l’image liée à notre profession. Il a également évoqué les problèmes spécifiques du secteur laitier, mais aussi les possibilités de diversification qui s’offrent à cette production.

Pour clôturer les discours, c’est José Renard (Chef de Cabinet adjoint) qui s’est exprimé en qualité de représentant du Ministre René Collin, empêché pour l’inauguration, mais bien présent sur le champ de foire l’après-midi.

En ce qui concerne les personnalités politiques présentes, citons Marie-Martine Schyns (Ministre de l’enseignement de la Communauté Wallonie Bruxelles), ainsi que Caroline Cassart et Kattrin Jadin toutes deux députées fédérales. Enfin, ses nouvelles fonctions de Ministre de l’Economie au sein du Gouvernement wallon n’ont pas empêché le régional de l’étape, Pierre-Yves Jeholet, d’être présent.

Au terme de la cérémonie protocolaire d’ouverture de la foire, ponctuée par la Brabançonne, était présenté le Mérite agricole du Pays de Herve. Les échevins de l’agriculture des 13 communes du pays de Herve ont la possibilité de présenter un candidat dont le travail est de nature à mettre le secteur agricole en valeur. Cette année, c’est Mathieu Lovenfosse, actif de longue date au sein de nos structures, qui a été distingué (vous trouverez un portrait de Mathieu dans la présente édition).

Suite à l’ouverture, le cortège des personnalités a parcouru les allées de la foire pour y découvrir en passant ce qui fait les richesses agricoles et alimentaires de la Province de Liège en général et de la Région herbagère en particulier.

Commencé sous le chapiteau de la province, le parcours s’est achevé au village gourmand avec des dégustations de produits du terroir accompagnées d’une Val Dieu, la plus connue des productions brassicoles du Plateau.

Outre les 22.500 visiteurs qui ont parcouru le champ de foire le week end dernier, il est important de rappeler que, dès le vendredi, près de 1000 enfants des 5ème et 6ème primaires de la région sont venus à Battice pour une découverte pédagogique de notre profession.

Il convient également de rappeler le chalenge de l’Ecole européenne des Jeunes Eleveurs qui cette année a réuni non moins de 126 jeunes de 13 pays différents, venus se confronter dans la préparation des génisses et leur présentation dans un contexte de concours. Cette année, c’est un jeune résident suisse qui a emporté la première marche du podium, et en conséquence un voyage de 3 semaines au Canada, pays de référence de la Holstein s’il en est.

L’organisation des foires agricoles de Wallonie est à l’image de ce qu’est notre agriculture: à côté du géant que constitue Libramont, il existe des foires plus modestes parmi lesquelles celle de Battice qui est la plus grande des petites foires. Ces différents types d’événements sont complémentaires et il est heureux que l’une et l’autre coexistent en parfaite harmonie.

Nous voulons, pour conclure, féliciter et remercier les organisateurs de la foire, et les très nombreux agricultrices et agriculteurs bénévoles qui s’impliquent pour que cette foire, toujours chaleureuse, soit une réussite.

La sécheresse en Wallonie reconnue comme exceptionnelle par l’IRM

Comme vous l’avez certainement appris via la presse, la quasi-totalité de la Wallonie a été reconnue par l’IRM comme ayant subi une sécheresse exceptionnelle (avec une période de retour supérieure à 20 ans), ce qui est une des conditions nécessaires pour obtenir un dédommagement des calamités agricoles.

Aurélie Noiret

La période prise en compte est celle demandée par la FWA lors des différentes réunions, à savoir la sécheresse ayant débuté en août 2016 jusqu’à juin 2017 pour 260 communes. Une seconde période analysée s’étalant du 1er avril 2017 au 30 juin de cette année pour 170 communes a également été reconnue comme exceptionnelle au sens des calamités agricoles.

Au niveau des démarches à effectuer pour obtenir les indemnités, si ce n’est pas encore fait, les agriculteurs doivent contacter leurs communes afin qu’ils réunissent la commission des dégâts. Cette commission se réunit, en principe, à la demande écrite des agriculteurs concernés auprès du Bourgmestre de chaque commune où des dégâts sont constatés. Lorsque les parcelles endommagées sont situées sur le territoire de plusieurs communes, il faut donc faire appel aux Bourgmestres respectifs pour obtenir l’intervention de la Commission d’expertise locale.

Cette demande doit spécifier la date, la cause des dégâts et les parcelles touchées.
Le Bourgmestre concerné convoque la Commission qui doit constater et quantifier officiellement les dommages sur le terrain.
Les procès-verbaux de constat doivent être signés sur l’honneur par 3 membres au moins de la commission.
Les dommages doivent, en principe, être constatés à 2 reprises :
- à l’époque des faits dommageables
- au moment de l’enlèvement de la récolte

Le premier constat est nécessaire pour établir que les dégâts sont dus à un événement exceptionnel et pour préciser la nature des cultures et des superficies en cause.
Le deuxième constat sert à évaluer la perte définitive subie, après dommage, sur la parcelle concernée. Si le dommage définitif peut être déterminé lors du premier constat, celui-ci peut suffire.
L’original est conservé par la commune et des copies sont envoyées au Contrôle local des contributions directes et au représentant de l’administration de l’agriculture (DGO3). Une copie du constat définitif est également remise à l’agriculteur concerné.

Les autres conditions nécessaires de reconnaissance d’un événement comme une calamité agricoles sont les suivantes :

- le montant total des dégâts doit se monter à minimum 1.240.000 euros ;
- le montant moyen des dégâts par dossier doit être d’au moins 5.580 euros ;
- 30 % de perte minimum pour une même culture sur un territoire déterminé selon la réglementation européenne

Plus d’infos auprès de votre secrétaire FWA ou auprès de nos services.