ÉLEVAGE : STOP À L’ACHARNEMENT MÉDIATIQUE !

Ce mercredi matin, dans l’émission « C’est vous qui le dites » de Benjamin Maréchal (Vivacité), la viande bovine belge, et le Blanc Bleu Belge en particulier, a été une fois de plus honteusement attaquée et calomniée.

Les éleveurs de la Fédération Wallonne de l’Agriculture sont excédés par ce démolissage  systématique de leur travail dans les médias. Il nous semble urgent de rétablir les faits et d’exiger de nos médias qu’au minimum, ils cessent de diffuser et d’encourager la propagation d’informations erronées sur la façon dont les éleveurs wallons travaillent.

 

NON, LE BBB N’EST PAS PIQUÉ AUX HORMONES !

L’usage d’hormones dans l’élevage est strictement interdit et contrôlé depuis de longues années. Les chiffres de l’AFSCA montrent qu’AUCUN éleveur bovin n’a fait usage de ces substances prohibées depuis plusieurs années.

Continuer à prétendre, a fortiori quand on est journaliste et garant de la diffusion d’informations correctes et vérifiées, que nos animaux sont piqués aux hormones est tout simplement mensonger et diffamatoire. La FWA demande qu’on rétablisse les faits sur antenne, publiquement, dans les mêmes conditions, afin que les auditeurs de l’émission puissent, comme c’est leur droit, accéder à une information honnête et réaliste.

 

NON, LES ÉLEVEURS NE MALTRAITENT PAS LEURS ANIMAUX !

L’attention des éleveurs au bien-être animal est constante et fait partie intégrante de leur travail quotidien. Et NON, les éleveurs ne sont pas indifférents aux conditions d’abattage de leur bétail: pour rappel, ils ont été profondément choqués par les images de violence envers les animaux constatées dans certains abattoirs, ils ont réagi fermement et exigé que la lumière soit faite sur ces maltraitances.

 

NON, NOS ÉLEVAGES NE SONT PAS DES CATASTROPHES ENVIRONNEMENTALES !

Nos animaux sont élevés en plein air et de façon extensive. Cela signifie que l’éleveur doit disposer pour son bétail d’une surface suffisante pour qu’il puisse paître et se nourrir. A titre d’exemple, un éleveur doit disposer d’une surface qui lui permette de ne pas avoir plus de deux bovins par hectare.

Enfin, l’argument de la déforestation n’est pas valable chez nous: on ne déforeste pas en Wallonie !

Les bovins, chez nous, se nourrissent essentiellement d’herbe : pour un kilo de bœuf, on compte 25 kilos d’herbe et 2 kilos de complément (des pulpes de betterave, des céréales…issus le plus souvent de la production de l’exploitation elle-même).

Notre agriculture occupe près de 50% du territoire et produit 10% des gaz à effet de serre. Parmi ces 10%, l’élevage de ruminants est responsable de 6% des GES.

Pour rappel, le chauffage de nos domiciles est responsable de plus de 13% de ces GES, et nos transports plus de 14%.

Par ailleurs, ce chiffre de 6% ne prend pas en considération le fait que nos pâturages wallons, qui couvrent la moitié de notre surface agricole, sont des surfaces qui absorbent une quantité considérable de CO2. Sans élevage, qu’allons-nous faire de ces prairies, précieux pièges à carbone ? En matière de climat, notre agriculture, liée au sol, fait partie des solutions !

 NON, NOS ÉLEVAGES NE SONT PAS DE GRANDS CONSOMMATEURS D’EAU !

Un kilo de viande exige 15.000 litres d’eau, entend-t-on souvent.

Un bovin boit en moyenne une trentaine de litres d’eau par jour. Durant sa vie, il consommera environ 20.000 litres d’eau. Donc s’il donne 350 kilos de viande, chaque kilo de viande aura « coûté » au grand maximum 60 litres d’eau en consommation directe. En Wallonie, il pleut… nous n’irriguons pas nos pâtures, ni nos cultures fourragères.

Doit-on considérer que l’eau qui tombe sur nos prairies est consommée par l’élevage ?
Non ! L’eau de pluie percole dans nos sols, alimente les nappes phréatiques…

 NON, LES BELGES NE CONSOMMENT PAS TROP DE VIANDE DE BŒUF !

 

Un Belge consomme en moyenne 4.7 kilos de viande de bœuf par an, soit 90 grammes par semaine…

On est loin de dépasser les limites acceptables pour une alimentation équilibrée et saine ! Il faut savoir qu’un steak n’est pas plus gras que son équivalent en poulet, et nettement moins gras que son équivalent en tofu… De plus, la viande rouge contient une quantité significative d’éléments nutritifs essentiels dans une alimentation équilibrée (zinc, fer, sels minéraux…). Les plats préparés, par contre,  contiennent souvent beaucoup de sel, de sucre, de conservateurs, d’exhausteurs de goût… Il est donc bien plus sain de cuisiner un steak à la maison que d’acheter un plat tout fait !

 

De manière générale, la Fédération Wallonne de l’Agriculture dénonce l’acharnement médiatique dont l’élevage est l’objet, souvent sur base d’informations sans aucun rapport avec les réalités de notre élevage local.

La FWA réaffirme que nos éleveurs travaillent avec bon sens, dans le respect de l’environnement et du bien-être animal. L’élevage est un des piliers essentiels de notre économie agricole et du maintien de nos paysages. L’attaquer sans relâche, c’est mettre en péril notre agriculture familiale et le maintien des prairies qui jalonnent notre territoire.

Castration des porcelets: Gaia nous casse les …pieds!

La campagne Gaia sur la castration des porcelets qui a surgi sur nos antennes radio a choqué bien des éleveurs. A la FWA, nous estimons qu’elle va trop loin, et qu’elle est insultante pour les agriculteurs. Nous avons écrit un communiqué et rédigé une plainte à l’intention du Jury d’éthique publicitaire. Voici le texte de notre communiqué.

Anne Pétré – Ana Granados

Les éleveurs porcins de la Fédération Wallonne de l’Agriculture ont été particulièrement choqués d’entendre la publicité radio réalisée par Gaia au sujet de la castration des porcelets, et qui propose de leur donner des cours de langue porcine. Cette campagne sous-entend que les éleveurs sont soit idiots, soit indifférents et insensibles au bien-être de leurs animaux, voire incapables de s’occuper d’eux.
C’est une façon de voir les choses qui fait sciemment  l’impasse sur le fait qu’un grand nombre d’évolutions sont intervenues dans le dossier de la castration des porcelets au fil des années.
C’est une façon de présenter les choses qui occulte le fait  que les éleveurs ont largement pris en compte la question du bien-être et de la souffrance animale dans leurs pratiques. Enfin, c’est une façon de présenter les choses qui omet de préciser  que les alternatives proposées par GAIA posent elles aussi des questions quant à la manipulation des animaux et à leur souffrance, même au-delà de quelques jours.

Ce qu’il faut savoir:

Comment procède l’éleveur?

Désormais, dans le cas où on pratique la castration, les porcelets sont castrés dans les 3 jours qui suivent la naissance, ce qui réduit considérablement le risque de traumatisme et de douleur pour l’animal. Si le porcelet est castré après 7 jours ou plus, il reçoit un anesthésiant ou un analgésique afin de rendre l’opération indolore.

Pourquoi castre-t-on les porcelets?

- Rappelons que si les  porcs ne sont pas castrés, le goût de la viande peut être considérablement influencé, et des morceaux de l’animal doivent être redirigés vers la transformation, car leur saveur est trop prononcée pour le consommateur. L’éleveur vend les porcs que le marché (et donc le consommateur) veut acheter. L’enquête dont GAIA parle dans son communiqué est obsolète. En effet, de nombreux opérateurs reviennent sur la commercialisation des mâles entiers, le marché n’est pas vraiment prêt à ce qu’on change les pratiques actuelles.
- Les différentes alternatives ne sont pas toujours applicables sur le terrain. Beaucoup d’éleveurs les pratiquent déjà et nous aimerions que GAIA laisse travailler le secteur, qui est en constante recherche de solutions afin de mieux les adapter.
- L’élevage des mâles «entiers»: outre le problème du goût, cette solution présente un risque de blessures lors de bagarres entre mâles.
L’élevage de mâles non castrés avec des femelles peut présenter également des problèmes éthiques, avec des femelles gestantes qui se retrouvent à l’abattoir.
- Le vaccin: la manipulation des porcs pour effectuer les deux piqûres du vaccin qu’ils préconisent peut également s’avérer dangereuse et douloureuse non seulement pour le porc mais aussi pour l’éleveur. La FWA souhaite rappeler aussi que, si ce vaccin existe et permet d’obtenir un résultat équivalent à la castration, on ne connaît pas encore les effets de celui-ci sur la santé humaine à plus long terme.

Bref, la recherche de solutions alternatives à la castration est largement soutenue et pratiquée par nos éleveurs. La castration n’est pas pratiquée avec plaisir, mais les alternatives doivent prendre en compte, outre le bien-être animal, celui des producteurs, et la rentabilité de leurs exploitations.

La FWA souhaite enfin souligner que l’objectif réel de Gaia est de mettre fin à toute forme d’élevage.
C’est un projet de société que Gaia devrait exprimer plus clairement lors de ces campagnes, afin que ceux qui les entendent puissent être pleinement informés  des intentions de cette association.
La FWA estime pour sa part que la campagne sur la castration est volontairement désinformatrice et irrespectueuse vis-à-vis des éleveurs qui, de leur côté, font des efforts constants pour améliorer leurs pratiques en matière de bien-être notamment.
C’est pour ces diverses raisons que la FWA a décidé, par la voix de son Président, de saisir le Jury d’Ethique Publicitaire afin de lui soumettre l’ensemble de ces arguments pour obtenir que Gaïa revoie sérieusement sa campagne.

 

Soutien au secteur porcin: la distribution et l’industrie de la viande rompent leur engagement

Ce mardi 15 décembre, les acteurs de la « Concertation chaîne » se sont réunis afin de concrétiser l’aide au secteur « porc » promise depuis août dernier par les Fédérations de la distribution (Comeos) et de l’industrie de la viande (Fenavian, FEBEV et Fevia). Cette aide a été convenue il y a plus de 3 mois pour venir en aide au secteur de la production porcine, profondément éprouvé par la crise. Aucun accord n’a pu être conclu.

La FWA a réagi par communiqué (lire ci-dessous)

Au terme de trois mois de discussions, les organisations agricoles sont au regret de constater que leurs partenaires de la concertation n’ont amené aucune proposition satisfaisante sur la table, malgré les promesses faites cet été.

 En août, la « concertation chaîne » était parvenue à un accord pour que les secteurs laitier et porcin puissent tous les deux bénéficier d’une aide ponctuelle afin de répondre à la situation économique très difficile qu’ils traversent. Les producteurs laitiers ont vu cet accord se concrétiser et ont déjà perçu trois compléments (soit environ un tiers des montants programmés)  depuis la rentrée de septembre. Dans le secteur porcin, par contre, rien de concret n’est venu soulager les producteurs en difficulté…

Les organisations agricoles se sont montrées patientes. Elles ont entendu l’argument des partenaires de la chaîne qui justifient le retard pris par une complexité plus importante de la filière porc, en regard de la filière lait.

Le 3 décembre dernier, les Fédérations de la distribution et de l’industrie de la viande ont enfin formulé une proposition. Celle-ci est tout simplement inacceptable, tant en termes de montants qu’en termes de modalités de mise en œuvre. Les organisations agricoles (FWA-Fugea-Boerenbond-ABS) ont exigé qu’une nouvelle proposition soit formulée dans les meilleurs délais, et qu’elle corresponde davantage aux engagements pris en août dernier.

Ce mardi 15 décembre, la discussion s’est soldée par un échec. Les organisations agricoles se voient contraintes de s’adresser aux membres des Fédérations de la distribution et de l’industrie de la viande pour qu’ils honorent les engagements pris en leur nom par leurs fédérations respectives.

Dans les jours qui viennent, les agriculteurs se réservent le droit de « rendre visite » aux entreprises du secteur de la transformation et aux enseignes de grande distribution afin qu’elles s’engagent à leurs côtés pour sauvegarder le secteur de la production porcine belge.

La FWA et les partenaires de l’Agrofront attendent que ces entreprises comprennent tout l’intérêt de se montrer solidaire avec le secteur de la production, afin de préserver l’économie agricole et les exploitations familiales de notre pays. La Fédération Wallonne de l’Agriculture rappelle qu’elle reste attachée à ce type d’exploitations qui offre au consommateur la meilleure garantie d’un produit de qualité, durable tant sur le plan environnemental que sanitaire.

La FWA reste convaincue que les consommateurs sont prêts à apporter leur soutien aux agriculteurs de leur région en achetant leurs produits à des prix qui leur permettent de gagner correctement leur vie.

René Collin et le Gouvernement wallon ont entendu la FWA !

A l’issue de la réunion du Gouvernement wallon de ce jeudi matin, le Ministre de l’Agriculture, René Collin, vient d’annoncer que la Wallonie apportera un cofinancement régional de 4.8 millions afin de doubler le budget libéré par l’Europe suite aux manifestations du 7 et du 15 septembre.

La FWA salue positivement  cette décision prise par le  Gouvernement régional : ce cofinancement est évidemment le bienvenu dans cette période de crise que traverse notre secteur.

Pour rappel, le budget européen d’un montant total de 500 millions pour tous les états membres a donné lieu à une répartition qui laisse à la Belgique une enveloppe de 13 millions, dont 4.8 millions pour la Wallonie.

La Fédération Wallonne de l’Agriculture revendique que la part européenne  (soit 4.8 millions) cible les secteurs porcin et laitier, selon le schéma suivant :

  • une aide directe à la truie (pour un budget total de 320.000 euros)
  • une aide au litre de lait pour tous les producteurs (pour le reste du budget) qui devra prévoir un coefficient favorable aux jeunes
  • Cette aide permettra de soutenir les trésoreries dans ces deux secteurs particulièrement touchés par la crise.En ce qui concerne le complément décidé par le Gouvernement wallon ce jour (4.8 millions), la FWA revendique qu’il soit intégralement attribué au secteur de la vache allaitante, également durement éprouvé par la crise.Ces aides viendraient s’ajouter au complément perçu par les éleveurs suite à l’accord négocié par la FWA et ses collègues de l’Agrofront au sein de la concertation chaîne.

     

     

Du respect pour notre travail !

Dans les jours qui ont précédé la manifestation du 7 septembre, le journal l’Avenir a publié un article accusant la consommation de lait d’être la cause de nombreux problèmes de santé. Cet article comprenait aussi des informations erronées sur la manière dont sont pratiqués l’élevage et la traite chez nous. Au retour de la manifestation de Bruxelles, une colonne de tracteurs a fait un arrêt devant les locaux de l’Avenir où les agriculteurs et agricultrices ont pu rencontrer notamment le rédacteur en chef du journal. Cette rencontre constructive s’est soldée par l’accord de l’Avenir sur la publication dans ses pages d’une “carte blanche” remettant les pendules à l’heure (voir le commentaire de l’Avenir ICI). Voici le texte que nous avons rédigé et qui a été publié. 

Anne Pétré

 

“L’article paru samedi dernier dans les pages de L’Avenir et intitulé « Une consommation de lait qui pose question » a provoqué l’indignation des producteurs et de nombreux consommateurs, qui nous ont contactés.

Une rencontre constructive entre une délégation de la Fédération Wallonne de l’Agriculture et la rédaction de l’Avenir a eu lieu au retour de la manifestation du 7 septembre. Nous souhaitons profiter de l’occasion qui nous est offerte dans cette carte blanche pour rappeler dans quelles conditions les agriculteurs travaillent. Soumis à de très nombreux contrôles de la qualité sanitaire de leurs produits, de leurs pratiques en matière d’environnement et de bien-être animal, les agriculteurs demandent que leur travail soit respecté. L’Afsca, les services de l’administration wallonne de l’Agriculture réalisent des contrôles réguliers dans nos exploitations afin de s’assurer que nous travaillons en respect des très nombreuses règles et normes qui encadrent notre secteur. Tout manquement à ces règles donne lieu à des sanctions notamment financières.

Les conditions d’élevage décrites dans l’article de samedi dernier ne correspondent en rien aux réalités de l’élevage laitier wallon.

La composition du lait livré par l’agriculteur est analysée systématiquement : la présence de signes d’une infection, d’une quelconque contamination, de substances médicamenteuses provoque le retrait et la destruction de la production concernée. En élevage tant viandeux que laitier, l’utilisation de médicaments est sévèrement contrôlée, tant en bio qu’en traditionnel. Toute action vétérinaire doit être consignée dans un registre (qui est soumis à contrôle). Lorsqu’un animal a reçu des soins médicamenteux, il est exclu de la chaine alimentaire pour plusieurs semaines, jusqu’à ce que toute trace du médicament soit éliminée de son organisme.

En grandes cultures, et productions de fruits et légumes, les agriculteurs pratiquent désormais des traitements phytosanitaires raisonnés : ils doivent justifier et noter dans un registre les raisons de l’intervention, les produits et doses utilisés. Ces pratiques et ce registre sont également contrôlés par l’administration.

Toutes ces normes, ces règles et ces contrôles alourdissent bien sûr le travail quotidien des agriculteurs. Conscients de leurs responsabilités envers nos concitoyens, et de la nécessité de continuer à évoluer vers plus de durabilité, les agriculteurs font les efforts qui s’imposent pour répondre à toutes ces exigences.

Les agriculteurs produisent une alimentation de qualité, gèrent les paysages et l’environnement, génèrent des emplois en amont et en aval de la production, participent à l’économie nationale par l’exportation de leurs produits… Le monde agricole ne peut plus accepter et ne supportera plus de lire, d’entendre, de voir dans nos médias, des informations fausses qui ne correspondent pas à sa façon de travailler ni à la haute qualité de ses produits. Nous demandons tout simplement que les médias respectent notre secteur et ses travailleurs.

Par ailleurs et pour conclure, nous voulons rappeler que nos produits sont les plus sévèrement contrôlés au monde, et que consommer des aliments de chez nous est la garantie d’acheter de la qualité. Pour conserver une agriculture familiale, des productions proches et de qualité, des fermes dans nos villages, des emplois locaux, pour préserver notre souveraineté alimentaire nous avons besoin du soutien des médias et de nos concitoyens.  Nous invitons nos concitoyens  à continuer à soutenir les agriculteurs de leur région en consommant de façon responsable et en privilégiant les produits de chez nous.”

Pour nous soutenir www.jesuisagriculteur.be

Les agriculteurs et les agricultrices de la FWA, de l’UAW, et de la FJA

Crise du monde agricole : l’Agrofront appelle à l’unité

Après des semaines de contacts,  et une réunion hier soir dans ses locaux de Gembloux, la FWA a communiqué ce matin pour appeler à la nécessaire unité du monde agricole. Voici le contenu de ce communiqué.

“Depuis les années 2000, la PAC qui fût pourtant un pilier fondamental de la construction de l’Europe, s’est progressivement démantelée pour arriver à une libéralisation intégrale de l’économie agricole européenne. Malgré les crises de 2008 et 2009, dont les dirigeants européens n’ont pas ou trop peu tiré les leçons, le secteur agricole européen est à nouveau plongé dans une crise et des tensions légitimes.

En tant qu’organisation professionnelle historique, la Fédération Wallonne de l’Agriculture a toujours voulu privilégier le dialogue et la concertation.

La FWA a multiplié les contacts ces dernières semaines avec toujours la même volonté de dégager des solutions de fonds. Présente à Libramont, la FWA a été à l’écoute de tous les points de vue qui ont pu s’exprimer lors de ces 4 jours qui constituent une vitrine pour notre secteur.  Avant la Foire de Libramont, la FWA a provoqué une réunion de la concertation chaîne rassemblant les différents maillons concernés par cette nouvelle crise du secteur laitier.

Moins de 24 h après la fermeture de la Foire, la FWA a invité dans ses murs à Gembloux, le Ministre fédéral de l’Agriculture accompagné d’un haut représentant du SPF Economie ainsi que l’administrateur délégué de Comeos et les présidents de ses partenaires de l’Agrofront (Boerenbond et ABS).

Au-delà des réponses conjoncturelles qu’ont pu apporter les Ministres régionaux et fédéral de l’Agriculture, nous voulons travailler en concertation à une stratégie qui vise à apporter des réponses sur le long terme pour l’ensemble des composantes de l’agriculture européenne.

La tension de plus en plus pressante à laquelle est soumise le monde agricole se traduit par des velléités de manifestation que nous comprenons et qui nous apparaissent légitimes eût égard à la détresse des acteurs du secteur.

Suite aux multiples réunions qu’il a organisées ces dernières semaines, l’Agrofront (FWA, Boerenbond, ABS) a identifié une série de pistes et de revendications pour dégager des solutions.

En pleine solidarité, l’Agrofront invite dans les 24 heures des délégations représentatives de la Fugea et du MIG pour échanger, concerter et le cas échéant, partager une stratégie commune.

En ces temps particulièrement pénibles, l’heure n’est pas à la division mais l’unité du monde agricole, si possible dans sa dimension européenne.  

L’Agrofront plaide pour une action structurée et non divisée des acteurs de l’agriculture de notre pays.

 

Crise du secteur agricole : la FWA réagit

Ci-dessous, le texte du communiqué que nous avons envoyé  à la presse ce 23 juillet.

“La 81ème foire de Libramont ouvrira ses portes ce 24 juillet 2015, dans un contexte qui s’est une nouvelle fois tendu ces dernières semaines.

La pression à laquelle est soumis le monde agricole européen est latente depuis plusieurs années et trouve ses origines dans la déstructuration progressive des outils de gestion et de régulation des marchés agricoles dans l’espace européen depuis le début des années 2000.

Il s’agit là d’un problème qui est devenu structurel. A cela s’est ajouté ce printemps et cet été 2015, des conditions de sécheresse qui constituent un problème conjoncturel.

Par ailleurs, la nouvelle réforme de la Politique Agricole Commune qui produira ses effets à partir de cette année se traduira par une dégradation significative de la rentabilité de bon nombre d’exploitations tous secteurs confondus (via la diminution des aides directes).

L’ensemble de ces paramètres et le focus qui est mis sur l’agriculture à l’occasion de l’ouverture de la Foire de Libramont explique la médiatisation de l’inquiétude et de la colère du monde agricole.

 

Comme elle le fait du 1er janvier au 31 décembre, la Fédération Wallonne de l’Agriculture continuera à diffuser son message durant les 4 jours de la Foire.

Sur le plan structurel, la FWA  dénonce depuis les années 2000 et encore aujourd’hui, le désengagement politique européen en matière de régulation des marchés. Force est de constater qu’il s’agit de décisions politiques qui dépassent le champ des compétences nationales voire régionales.

Face aux prix très faibles de la plupart des productions agricoles et à la sécheresse prolongée, la FWA  a pris de nombreux contacts au cours de ces dernières semaines jusqu’à ces dernières heures afin de trouver des réponses concrètes aux difficultés rencontrées par les agriculteurs, pour tous les secteurs agricoles.

Parmi ces actions, soulignons en particulier :

-              La demande que nous avons faite auprès de la Région Wallonne via son Ministre de l’Agriculture, d’obtenir des fonds pour mettre en place des mesures ciblées incluant des crédits de soudure permettant de soulager les trésoreries des éleveurs en difficulté. Sur ce sujet, nous avons obtenu un accord de principe du Ministre Collin et attendons sous peu des précisions quant aux mesures et budgets libérés par la Région.

-           La FWA a provoqué une réunion d’urgence de la «concertation chaîne » spécifique du lait (une autre réunion a aussi eu lieu sur le prix du porc) afin de conscientiser les différents maillons de la filière, et en particulier la grande distribution.

-              Les rencontres que la FWA a organisées avec les institutions bancaires les plus présentes dans le secteur agricole afin d’obtenir de leur part une attention particulière aux difficultés actuelles des agriculteurs, et en leur demandant d’être ouverts à la possibilité pour ces agriculteurs de réorganiser leurs échéances de crédits.

L’ensemble de ces mesures et réflexions visent à permettre d’apporter une solution partielle aux problèmes rencontrés par le secteur agricole, tous secteurs confondus.

La FWA regrette néanmoins que le cadre politique fixé par la PAC ne prévoie pour ainsi dire plus de mécanisme de soutien des prix des produits agricoles, ce qui expose les producteurs à une volatilité des prix difficilement supportable.”

 

Toute l’année, les agriculteurs roulent pour vous !

Le Tour de France traverse notre belle Wallonie. Les agriculteurs de la FWA ont voulu saisir cette occasion pour saluer les coureurs et les téléspectateurs de ce grand événement sportif.

 Les agriculteurs  seront présents sur le parcours avec deux visuels qu’ils ont créés et qui seront visibles sur vos petits écrans via les images prises par l’hélicoptère qui filme la course.

Cette action symbolique a notamment pour but de rappeler que, chaque année, nos agriculteurs sont des acteurs du Tour de France, parce qu’ils sont les artisans des paysages magnifiques que le Tour traverse.

C’est l’occasion pour eux de donner un coup de projecteur sur cette profession, qu’ils pratiquent avec savoir-faire et avec conviction, pour offrir à leurs concitoyens une alimentation de qualité.

Cette action est menée en partenariat avec la FNSEA (syndicat agricole français), dont les sections départementales présenteront également des visuels tout au long du parcours, et avec le Collège des Producteurs, qui coordonne le visuel situé à Pailhe.

Les deux visuels sont installés :

Pour l’étape du 6 juillet (Anvers-Huy) dans une pâture située sur la N636 dans le village de Pailhe (Clavier)
Horaire prévu : entre 16h32 et 16h48 en fonction de la vitesse du peloton

Pour l’étape n°4 du  7 juillet (Seraing-Cambrai), dans une pâture située à Estinnes, en bord de N563
Horaire prévu :  entre 14h55 et 15h12 en fonction de la vitesse du peloton

Contacts:

Fernand Tasiaux (agriculteur à Pailhe)- 0476/476.550
Olivier Mariscal (agriculteur à Estinnes)- 0477/344.124
Anne Pétré – responsable communication FWA- 0484/499.077

Avec la collaboration de: 

      

 

 

Antibiotiques à usage vétérinaire: la FWA réagit !

Ce lundi, l’Agence Fédérale des Médicaments a publié un rapport qui relève une très légère hausse de la vente d’antibiotiques à usage vétérinaire. Face à cette problématique, dans une époque où notre secteur est souvent mis en cause dans les médias, la FWA a rédigé et envoyé un communiqué de presse qui relativise la hausse annoncée et qui explique l’implication du secteur dans la lutte contre l’antibiorésistance. Par ailleurs, la FWA est intervenue fermement par la voix de ses représentants auprès de l’AMCRA (Centre de connaissance concernant l’utilisation et les résistances aux antibiotiques chez les animaux). Nous avons demandé à l’AMCRA d’affiner sa communication sur ce dossier et de  rechercher les raisons expliquant la légère hausse constatée. Lisez notre communiqué ci-dessous.

Anne Pétré

Le secteur de l’élevage: un acteur pro-actif dans la lutte contre l’antibio-résistance !

La publication du rapport Belvetsac de l’Agence Fédérale des Médicaments et des produits de santé (AFMPS) et de l’unité d’épidémiologie de la faculté de médecine vétérinaire de l’université de Gand relève, pour l’année 2014, une stabilisation de la vente des antibiotiques à usage vétérinaire, après presque une décennie de baisse systématique. Nous voulons cependant apporter quelques précisions à ces informations.

La FWA souligne que:

- ce rapport reprend les données de la vente d’antibiotiques pour TOUS les animaux (animaux de compagnie et animaux d’élevage). Il n’y a pas de données permettant de distinguer la vente pour les différentes espèces animales, et donc d’évaluer spécifiquement l’évolution de l’usage des antibiotiques pour les animaux d’élevage.

- les agriculteurs sont très conscients de la nécessité d’évoluer vers un usage encore plus limité des antibiotiques. La FWA s’est engagée aux côtés des autres acteurs des filières animales pour  la mise en place une récolte de données pour tous les animaux d’élevage, comme elle existe déjà pour le secteur porcin. Ce projet est sur le point de se concrétiser grâce aux moyens issus du fonds de la santé animale, qui pour rappel est alimenté par les cotisations des agriculteurs. Cet outil devrait permettre d’améliorer encore les pratiques du secteur, notamment par un suivi individuel de chaque éleveur et de chaque vétérinaire, qui pourront ainsi travailler en partenariat pour poursuivre leurs efforts vers une réduction de l’usage des antibiotiques.

- la légère hausse constatée cette année fait suite à une baisse significative constante de l’usage des antibiotiques depuis 10 ans. Rien qu’entre 2011 et 2013, la baisse constatée atteignait près de 13 %!

En résumé, le secteur agricole est profondément responsabilisé et actif dans le domaine de la lutte contre l’antibio-résistance. Il s’est  déjà engagé à poursuivre ses efforts et à améliorer encore ses pratiques.

La FWA  collabore aux  démarches pro-actives menées depuis des années par le secteur de l’élevage dans ce domaine.

La FWA souhaite que le projet de mise en place de la base de données soit concrétisé rapidement, afin de permettre aux éleveurs de disposer d’un outil supplémentaire qui les aidera à poursuivre dans cette tendance largement enclenchée d’une utilisation très raisonnée des antibiotiques dans nos élevages.

Communiqué- Pac: la FWA poursuit le dialogue

PAC : la FWA poursuit le dialogue

 

Dans le cadre des négociations sur la mise en œuvre en  Wallonie de la politique agricole commune, le comité directeur de la FWA (associant l’Union des Agricultrices Wallonnes et la Fédération des Jeunes Agriculteurs) s’est réuni  ce mardi 21 janvier en soirée.

 

 

La politique agricole commune constitue un élément économiquement déterminant pour l’avenir de l’agriculture européenne en général et wallonne en particulier.

De fait, les aides européennes constituent pour bon nombre d’entreprises agricoles, quelle que soit leur orientation technico-économique, la principale source dans la formation du revenu. Dès l’amorce de cette réforme,  la Fédération Wallonne de l’Agriculture a eu pour souci principal de trouver un équilibre qui, sur base de références économiques, permette d’assurer un avenir et une viabilité à un maximum d’exploitations agricoles familiales.

La mise en œuvre en  Wallonie de la politique agricole commune est en phase de finalisation. La position défendue par la FWA est le fruit d’une concertation entre tous les secteurs et modes de production et se traduit par un équilibre mûrement réfléchi.

La FWA salue le fait que  la proposition présentée par le Ministre rencontre, sur une majorité de points, les positions définies par la FWA.

Toutefois, la FWA constate et regrette que le Ministre ne puisse adhérer pleinement à la position d’équilibre qu’elle défendait.

La Fédération Wallonne de l’Agriculture continuera à défendre ce qu’elle considère comme un point d’équilibre lié à la réalité économique de l’ensemble des exploitations wallonnes.

A ce titre, elle prend acte des ouvertures et pistes de compromis formulées par le Ministre Di Antonio pour rencontrer les revendications défendues par la FWA et faire en sorte que l’impact soit le moins pénalisant possible pour l’ensemble des exploitations agricoles de notre région.

Concrètement, la Fédération Wallonne de l’Agriculture continuera en pleine responsabilité et indépendance à construire, avec le Ministre de l’Agriculture, une politique agricole régionale permettant d’offrir une perspective d’avenir à un maximum de nos agriculteurs.

 

Contact :    Yvan Hayez (Secrétaire général) : 0477/47.16.25

Anne Pétré  (Responsable communication) : 0484/499.077