Rappel :  tous les agriculteurs doivent respecter les principes de la lutte intégrée vu qu’il s’agit d’une législation wallonne. En étant certifié pour le Standard Vegaplan, vous faites certifier par un organisme de certification indépendant (OCI) que vous respecter bien cette législation ce qui est sensé diminuer votre charge de contrôle par la région. Pour les producteurs certifiés en production animale, vous pouvez également demander à votre OCI de vous certifier pour la lutte intégrée.

A la suite de changements dans les réglementations portant sur la lutte intégrée (IPM) en Wallonie et en Flandre, la check-liste de Vegaplan a été adaptée. Les modifications portent sur les éléments suivants :

  • Les mesures d’atténuation de risques en cas d’utilisation de néonicotinoïdes
  • Les mesures contre le souchet comestible
  • Les mesures contre la dérive
  • Les mesures en cas de présence de de chrysomèle du maïs

Mesures d’atténuation de risques en cas d’utilisation de néonicotinoïdes

Comme vous le savez probablement, une dérogation de 120 jours a été octroyée pour des semences de betteraves, carottes, laitues, et endives traitées avec les néonicotinoïdes clothianidine et/ou thiaméthoxame. Pour réduire l’impact pour les abeilles, aucune culture attractive pour les abeilles ne peut y être semée ni cultivée au cours des deux années qui suivent. Les engrais verts fleurissants peuvent être semés à condition que la floraison soit empêchée par un traitement mécanique. Au cours de la période allant de la troisième à la cinquième année qui suivent, des cultures moins attractives pour les abeilles peuvent y être semées ou cultivées, tel que des pommes de terre, du maïs ou du lin.

En annexe 15.3 de la checklist Vegaplan et/ou sur l’acte d’approbation du produit publié sur fytoweb, vous trouverez une liste de cultures non attractives pouvant être semées dans les deux ans suivant une culture dont les semences ont été traitées avec thiaméthoxame et/ou clothianidine et une liste de culture moins attractives pour les abeilles pouvant être semées/plantées à partir de la troisième année suivant une culture traitée avec thiaméthoxame et/ou clothianidine.

Attention !

  • En région wallonne, l’utilisation de semences de laitues et d’endives traitées avec un néonicotinoïde est interdite malgré la dérogation au niveau fédéral.
  • En cas de mise à disposition de la parcelle concernée : une déclaration signée entre les parties est rédigée pour la parcelle, indiquant si les semences de betteraves sucrières, laitues, endives ou carottes ont été traitées ou non avec les substances actives clothianidine ou thiaméthoxame. Cette déclaration prévoit également que la traçabilité de tout traitement des semences est assurée au moyen d’un document écrit au cours des 5 années suivant le semis de ces semences traitées aux néonicotinoïdes.

Mesures contre le souchet comestible

A cause de la menace que représente le souchet comestible et la propagation rapide de celui-ci, des mesures de prévention renforcées doivent être prises dans les parcelles situées en Région Wallonne. Le niveau de l’exigence est passé de 3 à 1, avec pour effet que le respect de cette exigence devient obligatoire, dans le Standard Vegaplan comme dans la réglementation IPM, dans les deux Régions.

Les mesures à prendre pour les parcelles contaminées par le souchet comestible sont les suivantes :

  • Effectuer les travaux de sol en dernier lieu sur cette parcelle pour éviter la dispersion des tubercules,
  • Nettoyer les machines avant de quitter la parcelle contaminée, 
  • Interdiction de transporter de la terre,
  • Interdiction de cultiver des plantes racines, tubercules, bulbes jusqu’à ce que la parcelle ne soit plus contaminée.
  • Implantation d'une culture de maïs ou d'une culture couvrante (céréale d'hiver, prairie par exemple)
  • En présence de maïs, utiliser la lutte chimique
  • Eviter la lutte mécanique en culture de maïs pour empêcher la dispersion des tubercules de souchet (en application en région Wallonne) / Appliquer un moyen de lutte mécanique ou chimique (en application en région Flamande).

Attention en cas de location ou mise à disposition d’une terre ! Le locataire doit être informé par écrit de la présence du souchet et un document doit être signé de commun accord. Ceci est important pour éviter la propagation du souchet.

L'agriculteur informe également l'entrepreneur éventuel de la présence de souchet de façon à ce qu'il prenne les mesures adéquates pour ne pas le propager en quittant la terre. De même, lorsqu’un entrepreneur constate la présence de souchet comestible, il doit en avertir l’agriculteur.

Mesures contre la dérive

Sur les parcelles situées en région Wallonne, il faut dorénavant utiliser des buses permettant de réduire de minimum 50 % la dérive des brumes de pulvérisation pour les cultures en plein air. Ou bien, il faut utiliser des techniques de réduction de la dérive de minimum 50 %. En production de fruits à pépins et à noyaux en région wallonne, cette mesure sera également d’application à partir du 1er janvier 2020. Pour plus d’information concernant les buses anti-dérive reconnues en Belgique, consultez le site web de PROTECT’eau.

Mesures en cas de présence de de chrysomèle du maïs

En cas de capture de chrysomèle des racines du maïs sur une parcelle située en région wallonne, les agriculteurs de la zone focus concernés (c-à-d. les parcelles situées dans un rayon d’1 km autour du point de capture) acceptent l'installation de pièges à phéromones dans leurs parcelles de maïs situées dans cette zone.

De plus, dans cette même zone focus, l’année suivant la capture de l’insecte, obligation de rotation d’1 année sur 2 pour le maïs.

 

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