Depuis 2017, la pyrale du buis (Cydalima perspectalis) cause des dégâts énormes dans les espaces verts privés et publics. La situation est toutefois réversible, si tous les buis sont traités au bon moment et avec les moyens adéquats. La lutte s’effectuera à deux niveaux: le traitement des chenilles et le piégeage des papillons adultes. Il est impératif de combiner les deux.

Françoise Faux (Directrice du CEHW)

 

Quand intervenir?

 

Le traitement des chenilles se fait dès qu’on les voit, au plus tôt au mieux (de mars à mi-mai et de début juillet à fin septembre). Le piégeage des papillons se fait lors des vols (de mi-juin à fin septembre). Ces périodes peuvent toutefois varier en fonction des conditions météo.

 

Avec quels moyens?

 

Le spinosad (Tracer, Conserve Pro ou Boomerang pour le professionnel et Conserve Garden pour le particulier) et/ou le Bacillus thuringiensis (Bt), (Xentari WG, Dipel DF, Florbac pour le professionnel) permettent de détruire près de 100% des chenilles. Ces substances actives sont agréées en Agriculture Biologique. Leur impact sur les insectes et les oiseaux est très limité.   

Par contre, les produits à base de deltamethrine, cypermethrine, pyrethrine et lambda-cyhalothrine sont à proscrire vu leur dangerosité pour la faune utile.

Pour le piégeage des papillons, on utilisera des pièges à phéromone. On veillera à remplacer la capsule toutes les 6 semaines et à vider régulièrement le piège après s’être assuré de la mort des papillons.

 

Comment savoir précisément quand faire quoi?

 

Durant toute la saison, un tableau de conseils paraît sur la page d’accueil du site de Centre d’Essais Horticoles de Wallonie. Consultez chaque semaine le site www.cehw.be. Le tableau, accessible à tous, particuliers et professionnels, est actualisé en fonction de l’évolution de la pyrale.

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Quid des zones zéro phyto?

Dans ces espaces, on combinera le traitement des chenilles avec des nématodes entomopathogènes (Steinernema carpocapsae, commercialisé sous le nom de Capsanem) et le piégeage des papillons. Les résultats sont toutefois nettement inférieurs à ceux obtenus avec le Bt ou le spinosad.

Si on souhaite vraiment sauver les buis de nos parcs, il serait bienvenu que les autorités compétentes accordent une dérogation pour l’utilisation cadrée de ces substances (agréées en AB) dans les espaces verts publics, comme cela se passe dans les pays voisins.

En conclusion, la pyrale du buis pourra être vaincue si chacun y contribue judicieusement.

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