Cette nuit, le Conseil des Ministres de l’Agriculture européen est parvenu après plus de 2 ans de discussions à un accord sur une approche générale formant les lignes directrices de la future PAC. La Fédération Wallonne de l’Agriculture, qui travaille sur ce dossier capital depuis des mois, veut rappeler quelques principes essentiels.

 

L’accord intervenu cette nuit en Conseil des Ministres européens se veut très ambitieux sur le plan environnemental, incluant un système d’éco-régimes obligatoires, qui devront être fixés au niveau régional ou national, afin d’atteindre des objectifs fixés au niveau européen.

Les agriculteurs européens, et a fortiori wallons, sont bien conscients du rôle capital que leur secteur joue en matière de gestion de l’environnement et de réponse au défi climatique.

Ils sont déterminés à relever ces défis et à jouer pleinement leur rôle à cet égard, comme ils le font déjà depuis très longtemps.

Toutefois, la FWA veut rappeler que la mission nourricière de notre agriculture ne doit pas être minimisée, car la souveraineté alimentaire des populations représente aussi, un défi majeur pour l’avenir.

Tout au long de la crise du Covid, les exploitations familiales européennes ont montré leur capacité à maintenir un approvisionnement alimentaire de qualité et en quantités suffisantes. Il est essentiel que cet élément reste central dans la nouvelle PAC.  Le premier objectif de la PAC doit rester de permettre aux agriculteurs de continuer ce travail essentiel en en tirant un revenu décent, qui assure la continuité de leur activité, encourage le renouvellement des générations et favorise le maintien d’un tissu agricole suffisamment dense en Europe.

Les agriculteurs européens demandent aussi à leurs décideurs politiques de faire preuve de cohérence. Les objectifs de la future PAC se veulent très ambitieux mais l’ensemble des autres politiques de l’Union européenne doivent être à la hauteur de ces ambitions. En premier lieu, les accords commerciaux internationaux passés et futurs doivent impérativement être cohérents avec les nouveaux défis assignés à la PAC.  Les agriculteurs ne peuvent plus accepter la conclusion d’accords qui mènent à l’importation à taux réduits, de productions agricoles qui ne répondent pas aux standards de qualité, environnementaux, sociaux  imposés au monde agricole européen et qui placent nos propres agriculteurs dans des conditions de concurrence inéquitables.  Comme le souligne la Présidente du COPA, C Lambert, il faut cesser l’importation de modèles agricoles dont nous ne voulons pas chez nous. Par ailleurs, aux plans économique et climatique, quelle est la logique de faire parcourir des milliers de kilomètres à des productions que nos agriculteurs sont parfaitement capables de produire chez nous et de façon durable ! La FWA s’est largement affirmée dans ce sens, notamment dans le cadre des accords EU-Mercosur.

Le compromis intervenu cette nuit n’est pas parfait, mais vu les incertitudes économiques et sanitaires actuelles, il est urgent d’avancer dans la mise en œuvre de la nouvelle PAC. Les trilogues doivent commencer rapidement. Les exploitations familiales wallonnes dépendent fortement de la politique  fixée par l’Europe, et ont un besoin crucial de connaître le cadre dans lequel elles devront fonctionner dans le futur, afin de prendre les décisions adaptées dans les orientations de leurs activités.

La FWA continue son travail d’analyse au jour le jour, et se positionnera fermement pour que cette PAC plus verte permette néanmoins à notre agriculture de rester compétitive, de conserver sa fonction nourricière, et d’assurer l’équilibre économique de nos exploitations.

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