Le comité d’instrument de défense commerciale de l’union Européenne s’est réuni ce jeudi 12 septembre pour décider s’il fallait s’opposer ou non à la proposition de la Commission Européenne d’imposer une taxe antidumping sur les engrais originaires des USA, Trinité-et-Tobago et de Russie. Si la Belgique a voté en faveur des agriculteurs suite aux démarches entreprises par la FWA puis par l’Agrofront, nous regrettons que les autres nations n’aient pas suivi cette position conduisant à une augmentation des coûts de production pour les agriculteurs européens de 2.8 milliards d’euros sur les cinq prochaines années.

 

Aurélie Noiret

En faisant le choix de ne pas s’opposer à taxe antidumping sur les solutions azotées proposée par la Commission Européenne, les représentants de nombreux Etats Membres ont fait le choix de privilégier quelques fabricants est-européens incapables de fournir le marché, et ce au détriment de ses agriculteurs.

Les agriculteurs européens doivent vendre leur production à un prix aligné sur le marché mondial alors que le marché des engrais azotés est déjà protégé par des barrières douanières, avec une concurrence insuffisante et des prix anormalement élevés. Cette taxe est donc un coût supplémentaire pour les producteurs en grandes cultures qui subissent un prix des céréales et du sucre très faibles, importés massivement de pays moins contraignants en matière d’exigences environnementales.

En fonction des exploitations et de leur orientation technico-économique, la part des engrais peut représenter jusqu’à un quart des coûts de production. Une hausse des prix peut donc peser extrêmement lourd sur des exploitations déjà fragilisées par un contexte économique globalement très tendu.

 

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